Pff... les enfants en ce moment, il vaut mieux ne pas me fréquenter. Peut-être est-ce à cause de l'absence de jours de repos due aux fêtes de (argh) Noël et de fin d'année, toujours est-il que je suis dans une période... bizarre.

Quand je ne passe pas mon temps devant des séries déviantes (qui soit dit en passant me font furieusement penser à toi, oui toi) en mangeant des trucs louches...

 

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...à la petite cuillère avec mon chat pourri...

 

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... sur les genoux, oui et bien quand je ne suis pas au taf ou que je ne fais pas ce qui est cité ci-dessus (bref quand je suis dans le RER), je lis ça :

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Le breakfast des champions de Kurt Vonnegut Jr. Pulié en 1973 (épuisé chez l'éditeur), met en scène la rencontre entre Kilgore Trout (le héros récurent de Vonnegut, visiblement), un auteur de SF assez perché et Dwayne Hoover, un vendeur de voiture sans histoires qui sombre peu à peu dans la folie meutrière.

Autant le dire, ce livre est aussi difficile à raconter qu'à suivre.

Il part dans tous les sens. Entre le périple des deux personnages principaux, les résumés des livres que Kilgore Trout aurait écrit (tous plus alambiqués les uns que les autres) et de constantes tergiversions on perd aisément le fil.

Par exemple le récit est pontué de petites anecdotes inutiles de type "le saviez vous", comme si l'auteur s'adressait à des extraterrestres ou à de parfaits incultes. Vonnegut raconte donc parfois, de manière très naïve, de petits faits historiques ou donne la définition d'un mot (comme une vache ou une horloge) qu'il illustre avec de bien beaux dessins. Ici le trou du c*l :

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Mais le roman n'est pas désagréable pour autant, on s'attache à ces personnages aussi paumés et touchants que détestables et la narration a ce je ne sais quoi d'hypnotique qui donne vraiment envie d'aller jusqu'au bout. (Je ne l'ai pas terminé, mais j'ai vraiment envie de savoir pourquoi l'auteur juge bon de s'adresser comme ça au lecteur, je suis sûre qu'il va y avoir un twist scénaristique à la fin). Vonnegut en profite pour tacle gentiment la société de l'époque (autant dire contemporaine, vu comme cela reste d'actualité), et je doit bien avouer que ça défoule après une journée de neuf heures.

Du roman américain comme je l'aime et je serais curieuse de lire d'autres ouvrages de ce pillier de la SF.