Je n'aime pas la rentrée littéraire. 654 nouveautés prévues pour ce mois de septembre, dont les trois quart serviront à nourrir le pillon, ça m'énerve. Bien sûr, je ne généralise pas, certains livres sont très bons et sont sûrement voués à la postérité. Mais pour un chef-d'oeuvre qui sort, mes bons enfants, que n'immombrables pouilleries ! Tout ce cirque commercial, vraiment, c'est indigne.

Pour moi, qui aime les vieilleries, devoir me farcir des bouquins aussitôt lus, aussitôt oubliés, dont on parle pendant un mois mais qui ne marqueront l'histoire que de l'autosatisfaction de leurs auteurs de leurs prix trop élévés, c'est une hérésie.

Au lieu sortir toutes ces médiocres nouveautés, ils feraient mieux de rééditer de la VRAIE littérature. De ces livres dont la prose ont marqués des générations et que les éditeurs ont sciemment "oublié" de rééditer.

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La série des jeunes détectives, par Alfred Hitchock, par exemple, dont seuls quelques titres ont subsisté. Voilà une oeuvre romanesque qui mériterait une resortie en grande pompes, avec soirées littéraires, champagne, passage à la Grande Librairie sur France 5 et tout, et tout...

Publiée à l'époque où la bilbiothèque verte éditait autre chose que des adaptations romanesques de dessisn animés comme Winx ou Pet Shop (sérieusement), cette série avait toutes les qualités que l'on attend d'un bon roman.

Des intrigues captivantes et des mystères mystérieux, des personnalités fortes avec Hannibal le petit gros futé qui résout toutes les enquêtes, Peter le rouquemoute sportif et Bob Andy la tête d'ampoule qui s'occupe des archives, des titres accrocheurs comme Envolée la volaille, Le Miroir qui glaçait ou Des Caisses à la casse.

Bref, que du bon. Ce bon vieux Hitch' a bercé mon enfance (même si aujourd'hui je me refuse à les relire de peur de ce que je vais y trouver) et mon père avait beau me répéter qu'il utilisait un ghost writer, moi je sais qu'il écrivait ça entre deux tournages. La preuve, son profil est partout sur le couvertures.

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